Dès 9 ans
Le metteur en scène Olivier Letellier a le génie de dénicher des textes jeunesse fabuleux pour les proposer au théâtre.
C’est le cas de « La mécanique du hasard » joué à la MC2 à Grenoble mercredi 7 et vendredi 9 janvier 2026. « La mécanique du hasard » est une adaptation du roman de l’auteur américain Louis Sachar, « Holes » ou en français « Le Passage » aussi connu sous le titre « La Morsure du lézard » publié en 1998. C’est peu de dire que nous vous en conseillons la lecture. C’est un roman savoureux, original, avec un final saisissant. Le roman a reçu en 1999 le « National Book Awards for young people’s litterature», prix littéraire national pour la littérature jeunesse qui récompense chaque année l'œuvre ayant apporté la contribution la plus distinguée à la littérature de jeunesse américaine. Nul doute que vous le trouverez en bibliothèque.
Le « héros », Stanley Yelnats, est poursuivi par la malchance. Tout comme ses père, grand-père et arrière-grand-père. Et ce, à cause d'une malédiction qui a frappé ce dernier. C'est donc avec le sentiment d'être poursuivi par la fatalité que Stanley accepte le coup du sort qui le condamne, pour un acte qu'il n'a pas commis, à passer 18 mois au Texas dans le camp du Lac vert. Stanley atterrit dans ce camp de redressement pour adolescents. Toute la journée, sous un soleil de plomb, moqué par ses camarades, malmené par des adultes cruels, il creuse des trous sans savoir ce qu'il cherche. Celui-ci, malgré son joli nom, n'a rien d'un lieu de villégiature. D'abord, le lac a laissé la place à un désert aride. Ensuite, les "pensionnaires", tous jeunes délinquants, sont condamnés à creuser chaque jour un énorme trou dans cette terre desséchée. Une punition stupide qui cache peut-être un dessein inavoué… « Le Passage » est un superbe roman d'amitié sur fond de légende. Cette histoire rocambolesque compte tous les ingrédients du mythe, empruntant aux innombrables légendes amérindiennes : des lézards mortels, une montagne sacrée, une histoire d'amour impossible, un trésor enfoui...
Catherine Verlaguet a adapté l’écriture du roman, tandis qu’Olivier Letellier l’a mis en scène dans un décor très épuré : au sol, un grand plateau de bois, comme la coupe d’un arbre centenaire, représente un désert californien ; au centre, comme seul accessoire, un vieux frigidaire rouillé et deux jeunes comédiens. Avec de simples (mais très réussis) jeux de lumière, le spectacle restitue les odeurs du western et ces histoires parallèles, vécues à un siècle d’intervalle que l’on découvre étrangement liées par des indices savamment distillés tout au long du récit.
Photo : © Christophe Raynaud De Lage
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