Dès 5 ans

Dix ans. Et un rendez-vous extrêmement prisé. Le Hip Hop Never Stop Festival fête sa 10e édition du 16 janvier au 7 février 2026.

L’excellence de la programmation et l’énergie explosive des danseurs de la discipline captivent année après année le public. Organisé par Saint-Martin d’Hères en Scène, en partenariat avec CitaDanse, le festival fédère de nombreuses salles de l’agglomération : L’Amphi à Pont-de-Claix, la MC2 à Grenoble, l’Odyssée à Eybens, La Rampe à Echirolles, le TMG à Grenoble et l’Ilyade à Seyssinet. Au total, il y aura 13 rendez-vous autour du hip-hop et des cultures urbaines.

La soirée d’ouverture, à l’Heure Bleue vendredi 16 janvier accueille la création de danse de la Cie Zahrbat « Malmus » (dès 9 ans). Le danseur et chorégraphe Brahim Bouchelaghem réunit sept danseurs, à ses côtés au plateau. Il explore ce à quoi l’on se raccroche, ce qui nous soutient, nous relie et questionne nos appuis.

La Cie Carmel Loanga prend la suite mardi 20 janvier 2026 avec « L’ivresse des luciole » (dès 9 ans).  La chorégraphe Carmel Loanga convie cinq jeunes gens au plateau. Sur scène, les interprètes explosent de vie : ils dansent pour se sentir libres, pour rêver, pour s’exprimer haut et fort. Ce spectacle célèbre l’esprit de la jeunesse : indomptable, joyeux, puissant.

Vendredi 23 janvier, la soirée se colore de foot freestyle. « Joga Bonito » de la Cie Free Styles (dès 5 ans) entremêle l’art et le sport, en plongeant les spectateurs dans la ferveur d’un stade de foot en plein match. Sur scène, quatre danseurs et un foot-freestyleur évoluent entre danse hip-hop et gestuelle footballistique.

« Réajuster » de la Cie Komok (dès 10 ans), joué mardi 27 janvier est une création de Pierre Adda qui associe théâtre et danse. Pierre Adda est médecin le jour et danseur la nuit (parfois l’inverse). Il incarne des vies secouées par la perte, la crise, le doute. Une traversée qui interroge : comment se réajuster quand tout vacille ?

« Héritage » de Cie Supreme Legacy (dès 6 ans) présenté à L’Amphi mercredi 28 janvier est sous-titré : « Breaking : entre art urbain et discipline sportive ». De fait, Mickaël Pecaud, le directeur Supreme Legacy et Lucky, champion de France de breaking associent performance et conférence pour vous plonger dans le monde du breaking. Des rues du Bronx dans les années 70 aux Jeux Olympiques de Paris, la discipline a conquis la reconnaissance des milieux culturels et sportifs.

Pièce monumentale, « Témoin » du collectif FAIR-E réunit vingt danseuses et danseurs issus de la culture hip-hop sur la scène de la MC2 jeudi 29 janvier et vendredi 30 (dès 8 ans). « Témoin » donne à voir toute la diversité des styles urbains : break, whacking, freestyle, krump, électro ou to prock.

Rendez-vous à l’Odyssée vendredi 30 janvier avec la célèbre compagnie Wanted Posse et son spectacle « Njim » (dès 10 ans).  Inspiré de faits réels, « Njim » raconte l’énigme d’un homme, champion du monde de danse hip-hop le jour, voyou la nuit. La musique live, interprétée par un musicien-batteur, embarque définitivement le spectateur dans ce récit haletant et virevoltant. 

« Silence dans la Cour » est une création de la Cie Citadanse (dès 8 ans). Présentée à L’Heure bleue samedi 31 janvier « Silence dans la cour » est un spectacle sensible et engagé sur le thème des non-dits et du harcèlement scolaire. Il y a des silences qui en disent long : sur scène, les quatre interprètes inventent un langage chorégraphique et laissent la parole aux corps.

L’Ilyade, dimanche 1er février, présente un plateau exclusivement féminin. « Be.Girl » de la Cie Uzumaki (dès 6 ans) défend le breakdance au féminin. « Be.Girl » se déroule dans une ambiance nocturne. Les cinq B.girls apparaissent et disparaissent, s’illuminent au plus fort puis s’effacent. Jeux de jambes, appuis au sol et figures acrobatiques… La chorégraphe Valentine Nagata-Ramos célèbre la virtuosité féminine dans l’univers majoritairement masculin du breaking.

« Fampitaha, fampita, fampitàna » de la Cie Soa Ratsifandrihana (dès 13 ans), à La Rampe mardi 3 février associe musique et danse.  « Fampitaha, fampita, fampitàna » trois mots malgache qui signifient comparaison, transmission et rivalité. La danseuse-chorégraphe Soa Ratsifandrihana, entourée de trois autres danseurs de la diaspora de territoires anciennement colonisés, mêlent danses créoles, groove, footwork, baroque et contemporain. Prenant l’héritage et la mémoire de la colonisation comme sujet, le spectacle est composé de récits oraux, musicaux et chorégraphiques, avec à la guitare Joël Rabesolo.

« Matière(s) première(s) » de la Cie par Terre (dès 10 ans) aborde aussi la question des relations complexes qu’entretient encore aujourd’hui l’Occident avec l’Afrique, entre pillage de ressources naturelles et influence du passé colonial. La scène du TMG reçoit six interprètes virtuoses pour un ballet de danses africaines urbaine : le coupé-décalé de Côte d’Ivoire, le ndombolo du Congo ou le mbolé du Cameroun … la chorégraphe Anne Nguyen met en scène ces danses qui font désormais vibrer la jeunesse à travers le monde.

Sept figures emblématiques du hip-hop partagent leur héritage et le plaisir de danser ensemble. « Artizans - La danse des légendes du hip-hop français » est à L’Heure bleue jeudi 5 février (dès 8 ans). Sept danseurs, issus de la génération des battles, clubbing et freestyle des années 1990-2000 se retrouvent sur scène. À plus de quarante ans, alors que cette danse est encore largement associée à la jeunesse, ils questionnent ce qu’il reste de la virtuosité des débuts. Que devient la fougue lorsque le geste prend le poids du vécu, de l’expérience, et parfois des limites physiques ? À travers d’intenses duos et trios chorégraphiques, ils rendent un hommage sincère à la culture hip-hop et à ses valeurs fondatrices : le partage, la transmission et l’unité.

La soirée de clôture est la soirée « Battle » qui célèbrera les dix ans du festival avec une nouvelle scénographie (dès 6 ans). Samedi 7 février 2026 à l’Heure Bleue, la battle vous offre des moments où les danseurs de hip-hop s’affrontent dans des mouvements improvisés. Ils se défient tour à tour, en équipe de trois, devant un jury professionnel. Créativité, performance et fair-play sont les maîtres-mots de ce rendez-vous unique, toujours enthousiasmant.

Enfin, une masterclass de House Danse avec Pierre Ada et un atelier de foot freestyle avec Lubin Loquais, interprète de Joga Bonito sont au programme. Vous avez compris : réservez vite vos places.

https://culture.saintmartindheres.fr/sortir/programmation-heure-bleue/

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